Tous les débats 2020

 

 

 

Migrations : un rouage de la mécanique coloniale

« Les modes de production et les structures sociales de chaque pays ont été successivement déterminés de l’extérieur en vue de leur incorporation à l’engrenage universel du capitalisme. » Cette phrase extraite de Les veines ouvertes de l’Amérique Latine de Eduardo Galeano est probablement transposable à l’ensemble des pays colonisés.
Quand l’économie et la politique sont déterminées de l’extérieur, des milliers de personnes sont prêtes à migrer parfois en risquant leur vie dans des bateaux de fortune pour rejoindre l’espoir d’un avenir meilleur, pour conquérir leur autonomie.
Arrivées à destination, la désillusion est brutale. Exploitées, méprisées, ou chassées, les personnes migrantes ne sont pas accueillies à bras ouvert.

En présence de :

Rufin MBOU MIKIMA, réalisateur de Tsofa
Joël AKAFOU, en cours de réalisation d’un film sur un jeune ivoirien émigré en Italie et réalisateur de Vivre Riche

Modéré par : Christian MORISSE, président de la Ligue des Droits de L’Homme

 

 

Un système raciste, source et héritage du colonialisme

Les dominations coloniales ont laissé des traces dans les rapports sociaux au sein même des États. Ainsi, les français.e.s, arrières-enfants d’immigré.e.s, souffrent toujours de dominations parfois insidieuses, parfois très directes : accès à l’emploi, au logement, à l’espace public, harcèlement policier…

Débat en mixité choisie, réservé aux personnes concerné.é.s par le racisme.

avec :

Latifa Oulkhouir, directrice du Bondy Blog
Les membres du collectif les Sales Races de Toulouse.

 

 

Créer, transgresser, censurer

En art, CRÉER n’est pas sans danger, car il n’y a à montrer de vital que ce que tout le monde ne voit pas et à exprimer que ce qui n’est pas communément admis. L’artiste est contraint.e par sa pratique et son esprit rétif au pas de côté, celui qui interroge et perturbe le point de vue, les sens et l’intelligence que nous avons des choses. Pour arriver à ses fins, l’artiste doit TRANSGRESSER les usages, affronter les habitudes, contester l’ordre du Monde. L’art se doit de briser les CENSURES que lui opposent le pouvoir de l’argent, qui craint pour ses privilèges, les obscurantismes politiques et religieux, qui cherchent à maintenir les peuples dans l’ignorance, et l’opinion publique qui lui reproche son amoralisme et son audace.

Invitées pressenties à ce jour :

Aline Pailler, journaliste engagée
Agnès Tricoire, avocate à la Cour de Paris, initiatrice de l’Observatoire de la liberté d’expression en matière de création de la LDH
Marie-José Mondzain, philosophe, écrivaine, directrice de recherche au CNRS
Florence Viguier, Conservateure du Patrimoine, directrice du musée Ingres à Montauban

 

 

La liberté de choisir sa mort

En France aujourd’hui, on meurt mal. Les conditions de la fin de vie ne permettent pas de « partir » dans la dignité. Dans d’’autres pays, pourtant, on pratique le suicide assisté ou l’euthanasie en toute légalité. L’Association pour le Droit de Mourrir dans la Dignité, lutte en France depuis près de 40 ans pour permettre à ceux qui le souhaitent de mourir sereinement. Les propositions de loi sont sans cesse repoussées malgré une adhésion massive de la population. En Belgique, depuis près de 20 ans, la législation sur l’euthanasie est mise en pratique de façon exemplaire. Yves De Locht, médecin belge, « rend leur liberté » à des patients qui le souhaitent.

Débat co-organisé avec l’ADMD Ariège

Avec :
Yves De Locht, médecin généraliste belge, pratiquant l’euthanasie

Muriel Lacoste et Monique Morisse, déléguées de l’ADMD Ariège

 

 

Alors la Terre, c’est vraiment cuit ?

Ou comment agir pour nous sauver et ce qu’il reste de vie sur Terre ?

La crise climatique est là et ses effets ne font que grandir. Le dernier rapport du GIEC, après la compilation de plus de 6000 études scientifiques, conclut à un réchauffement de la planète de 1,5 °C dès 2030 si on continue à notre rythme actuel. Mais le désastre annoncé  peine à mobiliser, entre sidération et sentiment d’impuissance, les enjeux semblent trop complexes et trop lointains, pourtant des collectifs et des actions communes se mettent en place. 

Avec : 

Des membres de l’atelier d’écologie politique toulousain, collectif de chercheur.euse.s se reconnaissant dans l’écologie politique, c’est-à-dire dans le dialogue entre connaissances scientifiques et débats sociaux et politiques dont Jérémie Cavé, docteur en aménagement urbain, chercheur indépendant en écologie urbaine et chargé d’enseignement à Sciences Po Toulouse.

Des membres de la Coalition Urgence Climat Ariège, collectif militant ariégeois concerné par la crise climatique.