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Yannis Youlountas est né à  Martigues le 21 septembre 1970, d’un père ouvrier grec et d’une mère française et enseignante diplômée en philosophie, tous deux artistes-peintres. De 1978 à  1980, son grand-père maternel, ingénieur à  la retraite, devient son précepteur durant deux années de voyages et de déscolarisation. En 1984, son père subit une agression raciste sous ses yeux, sur le parking d’un supermarché des Bouches-du-Rhône.

 

En 1991, lors de son service militaire français, il est exclu de l’EOR d’Évreux et dégradé pour insoumission. En 1992, il repart à  Athènes où il vit clandestinement en situation de déserteur du service militaire grec.

 

Écrivain franco-grec, formateur en philosophie et critique de la fabrique médiatique de l’opinion, Yannis Youlountas a photographié et analysé l’ensemble des événements en Grèce depuis les premières émeutes de décembre 2008 pour Siné-Hebdo puis Siné-Mensuel et d’autres médias alternatifs. Il a écrit plusieurs tribunes sur le sujet.

 

En 1997, il lance des cafés-philos et crée en 1999 le premier colloque international sur les cafés-philo.

 

Profondément marqué par la lecture de Raoul Vaneigem, il lance des “commandos poésie” dans des supermarchés mélant distribution et collage de poèmes subversifs sur certaines marchandises (il rejoindra par la suite les Casseurs de pub et le journal La Décroissance).
En septembre 2001, paraissent les Revol vers, un premier “roman-poème” soutenu par Jean Ferrat.

 

Il participe au lancement du journal Siné Mensuel. Il y rédige des chroniques sur la crise grecque ainsi que des fiches-conseil humoristiques.
Il publie Derrière les mots aux Éditions Libertaires, sous la forme d’un abécédaire subversif illustré par Siné et dédié à  Raoul Vaneigem. En 2012, il rassemble les graffitis de la résistance grecque dans le livre Paroles de murs athéniens aux Éditions Libertaires, témoignage de trois années de reportages aux côtés des indignés et émeutiers Grecs. Il signe les textes de Exarcheia la noire, avec des photos de Maud Youlountas.

 

Il s’intéresse également à  la réalisation documentaire.
Avec sa fille Lisa, il traduit puis diffuse en Grèce le film de Jean-François Brient De la servitude moderne qu’il qualifie de “meilleur documentaire résumant la situation globale contemporaine”.

 

C’est la sortie du film Ne vivons plus comme des esclaves tourné, monté et réalisé avec peu de moyens. La version grecque rassemble plus de 100 000 spectateurs en trois semaines dont plusieurs projections publiques gratuites sur des places d’Athènes et Thessalonique, une diffusion en prime-time sur ERT et une mise en ligne gratuite sur Internet. Yannis et sa fille Lisa signent la chanson éponyme Na min zisoume san douli (Ne vivons plus comme des esclaves) interprétée par le groupe de rébétiko Ta Limania Xena et diffusée sur les radios alternatives grecques et françaises.

 

Il réalise le film Je lutte donc je suis en 2015.