Jean-Pierre Thorn



Né à Paris (France), le 24 Janvier 1947, il débute en 1965/66 à Aix en Provence par des mises en scène théâtrales ("Les fusils de la mère Carrar" et "Ste Jeanne des abattoirs" de Bertold Brecht). Il tourne son premier court-métrage, Emmanuelle, en 1965 et son premier long-métrage en 1968, au coeur de l’usine occupée de Renault-Flins, dans le cadre des productions des "Etats Généraux du Cinéma français". Ce film, Oser lutter oser vaincre, Flins 68, demeure un exemple du cinéma militant, régulièrement projeté pour soutenir des actions syndicales.

 

En 1969, il abandonne le cinéma pour s’embaucher comme ouvrier spécialisé à l’usine métallurgique Alsthom de St-Ouen. En 1978, retour au cinéma. Il est co-animateur de la distribution du programme de 10 films intitulé MAI 68 PAR LUI-MEME. En 1980, il réalise son second long-métrage Le dos au mur (témoignage de l’intérieur sur son expérience ouvrière), puis de nombreux films d’entreprises et émissions syndicales, dont le premier magazine T.V. inter comités d’entreprise CANAL C.E. Sa première fiction Je t’ai dans la peau (1990) raconte le destin étonnant d’une femme, religieuse puis dirigeante syndicale, se suicidant au lendemain de la "victoire" de la gauche de 1981.

 

Depuis 1992 il collabore avec le mouvement hip hop, et réalise trois films devenus emblématiques : Génération Hip Hop, Faire kifer les anges et On n’est pas des marques de vélo. En 2006, son film documentaire Allez Yallah ! raconte l’épopée d’une caravane de femmes luttant, des deux côtés de la Méditerranée, contre la régression de leurs droits remis en cause par la montée des intégrismes religieux. Il signe un nouveau film-manifeste en 2011, avec 93, la belle rebelle, qui brosse 40 années de résistance musicale en Seine Saint-Denis.